SummerVille

Point de vu de Nella

 

 

Qu'est-ce   qu'il  m'arrive ? Comment j'ai pu me laisser aller ? 

 

Tu t'es fait violer en même temps...

 

La petite voix dans ma tête n'a pas tord mais sa ne me ressemble pas... Le reflet dans le miroir ne me ressemble pas.

 

Tu ne pourras pas avoir le contrôle de la situation tout le temps... Tu es humaine après tout.

 

Je fait taire cette voix en me passant la tête sous le jet d'eau chaude de la douche. Je vais manger, je vais grossir... Je vais me reprendre. Je n'ai pas le droit de me laisser aller, je n'ai pas le droit de faire comme si se qui m'arrivait était horrible.

Je réprime un sanglot.

J'ai fait tellement de mal à tellement de gens... Je le mérite.

 

Tu es trop dur avec toi-même.

 

-  Putain mais tais-toi ! Tais-toi !

Je me suis mise à crier sans m'en rendre contre. J'était sur le point de m'arracher les cheveux quand Thomas entra en trombe :

-  Nella !

-  Laisse moi ! Va-t-en !

J'essai de cacher mon corps. Ce corps horriblement laid. Je le sais qu'il est laid. Mes os sailles à travers ma peau, seuls mes seins sont restées à leurs taille habituelle... J'ai perdu mes hanches. Mes joues sont creuses.

Je ne suis même pas baisable.

-  Arrête ton cirque ! Tu n'as pas besoin de te cacher avec moi. Aller, sort de là avant de glisser.

Je suis pathétique. Je n'arrive même pas à m'empêcher de pleurer. Je fait que de pleurer. Je suis tellement nul...

- Viens, ça va aller...

Thomas m'enroule avec une serviette. Je suis tellement petite à côté de lui, je ne pourrais même pas avoir mon air de supériorité avec lui. 

Il m'aide à enfiler un gros sweet gris qui fait trois fois ma taille et un leggings noir dans lequel je flotte. Puis il me laisse me sécher les cheveux et me maquiller : Je dois paraître en forme aujourd'hui car je vais rendre visite à mon frère. On a trois heures de route à faire avec Thomas et je sais qu'il va essayer de taper la discute même si je suis pas trop d'humeur bavarde aujourd'hui...

-  Tu sais, Me crie la voix de Thomas depuis le salon alors que je lève les yeux au ciel, Je pense que c'est une très bonne idée que tu vois ton frère. 

Je passe un trait d'eye-liner, l'écoutant à moitié. Depuis hier, il m'énumère les bonnes raisons de voir mon frère et je l'écoute en faisait semblant que sa m’intéresse.

Sourire triste :

" Tu sais, je pense que c'est une bonne chose que tu vois ton frère, il va te rappeler que la famille c'est important dans ce genre de situation ".

Air étonné :

" Ton frère est handicapé ? Alors je pense que c'est une bonne chose que tu le vois ! Sa t'aidera à te sentir forte et à passer cette étape ! "

Air résolu :

" Tu dois voir ton frère ! Sa te redonnera le sourire ! Je t'emmènerais, tu me le présenteras. "

Je souris à cette pensée. Thomas fait vraiment beaucoup d’effort pour que je lui pardonne et des fois il me fait penser à un papa poule.

-  Tu m'écoute Nella ? Demande-t-il même si il ne prend pas la peine d'écouter ma réponse, C'est une bonne chose parce que comme c'est ton jumeaux, tu dois être relier à lui non ? Il doit sentir que tu vas pas bien... Non ?

Il passe sa tête à travers la porte au moment où je lasse mes chaussures. Je le regarde vaguement avant de baisser la tête. Il ressemble à un petit chiot tout triste.

- Oui Thomas, Merci.

Il à l'air étonné puis après une minute de silence il reprend en se dirigeant vers la cuisine :

-  J'ai pris un tas de truc à manger. Tu pourras manger autant que tu veux. Tu pourras même tout manger si tu veux !

Puis en revenant avec un sac à la main :

-  Il faut que tu reprennes des forces, le trajet sera long, Dit-il en hochant la tête comme pour appuyer ses paroles.

Je me lève et récupère le sac sans un regard pour lui. Je prend une pomme et croque dedans. Même si je le vois pas, je sais que Thomas a un sourire satisfait au lèvre et en sortant de la chambre je l'entend même lâcher un " Ouais ! ".

Il pense surement qu'il va me redonner le sourire, que son idée est super et qu'il prend bien soin de moi... Et il a raison.

 

                                                                                 ***

Le trajet s'est passé tranquillement, la musique qui sortait des haut-parleurs était assez forte pour empêcher Thomas de parler. Le vent qui fouettait mes cheveux me rappelait constamment qu'il fallait que je me les coupes  et mes lunettes de soleil me camoufler un peu... 

De temps en temps, lorsque je voyais Thomas lorgner le sac rempli de nourriture avec une moue de chien battu, je piochais dedans et avalait quelque chose à contre cœur mais sa en valait la peine : Thomas me souriait juste après. 

Quand ont  passa la frontière, je souffla de soulagement en remarquant que le douanié ne s'attardait pas sur mon passeport et Thomas le remarqua avec un sourire en coin. Il m'étonna quand il me demanda :

- C'est quoi ton vrai prénom ?

Je le regarde un moment avant de dire " Sarah ".

-  Mouhais, Dit-il l'air déçu, Je préfère Nella.

-  Moi aussi.

Je pense que c'est la seule fois ou on a échanger deux mots sans que je monte le son de la radio pour ne plus l'entendre...

                                                                                          ***

J'eu un frisson dans le dos en voyant le panneau de ClimLand sur le chemin. Arrivée dans mon ancienne petite ville, je faisait que de voir le corps d'Akim de partout.

- C'est mignon ici, Déclara Thomas en matant une fille courir.

-  Je... Je ne peux pas y aller. Fait demi-tour.

-  Quoi ? Mais non ! Aller reprend toi Nella, tout va bien. Je vais d’abord nous trouver un salon de coiffure. 

Il me regarde d'un air désolé avant d'hausser les épaules :

-  T'es bien hein, mais faudrait éviter de faire faire une crise cardiaque à ton frère.

Je souffle en signe de capitulation. C'est vrai que mes cheveux auraient besoin d'un bon shampoing... Et peut-être aussi d'un petit coup de ciseau ?

Je tourne le rétroviseur de mon coter en passant ma main dans mes cheveux épais... Oui, j'avait besoin de changement. C'est ironique quand on y pense de dire ça, moi qui reviens dans la ville que j'ai fuit pour du changement justement.

Après avoir tourner en rond, Thomas nous trouva un salon de coiffure et je fut contente lorsqu'il se gara devant l'un des seuls salons de coiffure de ClimLand dans le-quel je n'allais jamais me couper les cheveux. La dernière chose dont j'avais besoin c'était de croiser quelqu'un que je connaissait.

On entra dans le salon à moitié vide et lorsqu'un gay regarda mes cheveux d'un air horrifiée je fis une grimace à Thomas, se qui lui fit rire.

Je lui souris franchement. Peut-être qu'il n'a rien fait pour empêcher Joshua de... Me faire ça. Mais en tout cas, se que je sais c'est qu'il ne m'a pas abandonné. Je ne veux pas le tuer. Pourquoi il me demande à moi de faire ça ?

Et pourquoi je pense toujours aux mauvaises choses lorsque tout rentre un peu dans l'ordre ? 

Thomas à dû remarquer mon changement de comportement car il me tiens les épaules avec un sourire d'encouragement. Puis en se tournant vers le coiffeur il déclare :

-  Elle a besoin de changement !

 

Vingts minutes, des chips et un magazine plus tard, Thomas accepte enfin que je me regarde ! J'ai l'impression de ne plus sentir mes cheveux sur ma tête et j'ai peur de se que le coiffeur m'a fait. Mais au moment de me regarder dans le miroir mes doutes s'en vont en remarquant ma nouvelle coupe....

Mes cheveux m'arrivent aux épaules à présent et j'ai l'impressions qu'ils sont plus clair... Légèrement plus clair. Ils sont tellement moins épais et plus soyeux que mes joues sont dégager et lorsque je cale deux mèches derrière mes oreilles, l'air me chatouille. Je discerne clairement un dégradé et j'adore ça !

-  Pourquoi je ne suis jamais venu ici quand j'habitais à ClimLand ? Dis-je époustouflée.

Le coiffeur se remet à respirer après le long moment de silence que j'avais installée dans le salon de coiffure en me regardant dans le miroir. Thomas me sourit, satisfait de ma coupe de cheveux :

- Ne prend pas trop l'habitude de me sourire petit chiot, Dis-je un sourire en coin.

Thomas ne comprena pas l'allusion au petit chiot se qui me fit rire intérieurement.

Il insista enfin de payer le coiffeur et j'haussa les épaules. Quatre-vingt euros pour une coupe de cheveux c'est beaucoup trop, je n'aurais jamais acceptée de payer moi-même.

- Après tout, c'était mon idée, Déclara Thomas en sortant un billet de cent euros.

-  Oui, c'est vrai, Dis-je un énorme sourire aux lèvre alors que je le vois compter se que lui rend le coiffeur.

-  Tu n'es pas du genre à insister hein ? Me taquine-t-il.

-  Non ! Pas du tout !

Je lui tire la langue et sors du salon en rigolant. Mais au moment de rajouter une autre vanne, je me tape à quelqu'un :

-  Faites attention ! M’exaspérais-je.

Thomas déboula et aida l'homme avec son chapeau à ramasser son sac :

-  Désolé, elle était de bonne humeur tout à l'heure, Dit-il en haussant les épaules.

Mais l'homme ne faisait pas attention à Thomas. Non, l'homme me regardait, moi. Je sentis mon cœur se serrer dans ma poitrine et lorsqu'il se mit à parler j'eu un mouvement de recule :

-  Sarah ? Sarah c'est toi ? Bon sang je t'ai cherché de partout ! Mais où tu étais ? 

Je regarda mon père d'un air horrifier. J'aurais dû m'en doûter qu'il ne se suiciderait pas, il est trop lâche pour faire ça.

J'essai de prendre le bras de cet abruti de Thomas qui continu de ramasser les affaires de mon père mais il dégage son bras.

-  Regarde se que ta fait Nella !

- Nella ? 

Mon père me regarde d'un air abasourdi mais je continue de l'ignorer.

-  Thomas on s'en va.

-  Mais qu'est-ce qu'il te prend ? Demande-t-il en se relevant le sac à la main.

Puis son regard croise le mien et il comprend que quelque chose ne va pas. Il regarde mon père qui n'a toujours pas fait attention à Thomas et s'exclame :

-  Vous êtes qui vous ? Cracha Thomas.

-  Le père de Sarah. Et vous, vous êtes qui ? C'est vous qui lui a dit de partir c'est ça ?

Quand Thomas compris enfin pourquoi je me comportais comme cela il lâcha le sac de mon père... Non, plutôt il le balança sur la route et une voiture l'écrasa en klaxonnant.

-  Aller on se casse Nella.

Je lui avait tout expliquée pour mon père et moi et il s'était énervé toute la soirée sur quelqu'un qu'il n'avait jamais croisée. Au final, il était aller acheter un jeu de flechette et on avait fait des poupées à l’effigie du gang. On avait passé la soirée à tirer sur des poupées pendu au plafond avec des fléchettes...

-  Oui, on s'en va.

-  Non Sarah, tu ne vas nulle part ! S’écria mon père en m'attrapant le bras.

Il eu un mouvement de recule en sentant mes os et il bredouilla quelque chose avant que Thomas l'attrapa par le col et le plaqua au mur :

- Ecoute moi bien vieux chtarbé, tu touches pas à Nella ok ? Elle s'appelle pas Sarah elle s'appelle Nella !

-  Mais tu comprend pas imbécile ! C'est ma fille et elle s'appelle Sarah, tu ne devrais pas rester avec elle et rester en dehors de tout sa !

Thomas souffla exaspérer et me demanda, les yeux fixer sur mon père :

-  Tu t'appelles comment ?

-  N... Nella.

-  T'entend ça ?

-  Mais elle te ment ! S'écria mon père et je remercia le bon dieu qu'il n'y avait personne à la ronde car Thomas a sorti son arme.

-  Elle s'appelle Nella. Nella sors tes papiers d'identités.

Je pris mon porte feuille de ma poche, les mains tremblante et les passa à Thomas. On aurait dit une autre personne...

Il me pris mon passeport des mains et lu :

-  Nella McCray. 

Puis il tendit mon papier à mon père et aboya :

- Lis !

- Nella... McCray, Souffla celui-ci.

-  Tu vois, c'est peut-être ta fille mais elle ne s'appelle plus Sarah, elle ne veut plus te voir et elle en a rien à foutre de ta vie. Elle ne vit plus ici et elle ne fera plus jamais se que tu lui diras, compris ?

Mon père hocha la tête tout en me regardant. Je baissa les yeux. Combien de fois je l'ai vu se faire menacer, une arme sur la gorge ?

Thomas le poussa encore une fois avant de me prendre la main et de m'emmener dans la voiture.

-  Ne pleur pas, Nella, Me dit-il en me caressant la main, Il ne t'embêtera plus.

J’essuie mes joues trempées en acquiescent. Je n'avais même pas remarquer que je pleurais...

 

                                                                                ***

Quand je descendis de la voiture, accompagnée de Thomas, les gens  infirmières me regardèrent de travers. Surement à causes des tatouages de celui-ci. Je n'avais jamais fait très attention à son physique mais c'est vrai qu'il a un air de dur avec ce tee-shirt noir, ce jean noir et ces bottes noirs. Des tatouages recouvre ses bras et ses cheveux en bataille lui donne un air de ... Petit chiot.

Et son sourire en coin lorsqu'il me met un bras autour des épaules accentue mes pensées : Thomas fait peur aux premiers abord et je sais qu'il ne supporte pas l'injustice mais en apprenant à bien le connaitre, il ressemble à un petit chiot.

-  Est-ce que mon frère est sur la terrasse ? Demandais-je à une infirmière qui me connais bien.

-  Oui, oui il est là. Mais où étiez vous ? Enfin... Je veux dire, Se reprit-elle en remarquant Thomas, Pourquoi n'êtes-vous pas venu le voir ? Il était triste vous savez ? 

-  Oui, désolé, Marmonnais-je, Mais je suis là maintenant et je veux le voir.

Elle a l'air préoccupée... Presque inquiète.

-  Quoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Demanda Thomas l'air énervé.

-  Je ne sais pas si Conrad sera contant de voir votre... Ami.

Je fronce les sourcils et pointe du doigt l'infirmière, folle de rage :

-  Qu'est-ce que vous en savez d'abord ?

-  Ouais on en a rien à foutre de se que vous pensez !

- Allez viens Thomas, on va voir MON frère.

Je lance un dernier regard assassin ( sans jeu de mot ) à l'infirmière et prend la main de Thomas avant de me diriger vers la terrasse.

-  Oui, je te suis, Insiste-t-il en regarda l'infirmière.

Nous rigolons sur le chemin de la façon dont cette folle nous a regardées après notre scène et je remarque que grâce à Thomas, j'ai recommencée à manger, j'ai tenu tête à mon père et je rigole à nouveau. Il m'aide beaucoup.

En arrivant sur la terrasse, Thomas remarque de suite mon frère... Et moi aussi. Il me ressemble  plus que jamais. Non pas qu'il est changé... C'est moi, qui a changée à vrai dire.

Je m'assois face à mon frère avec Thomas alors que Conrad le regarde, un sourire tordu au lèvre.

- Conrad, je te présente mon ami, Thomas.

- Salut mon grand !

Thomas ébourriffi les cheveux de Conrad sans hésitation. Mon cœur fait un bon dans ma poitrine. Dire que j'avais peur qu'il soit .. Dégoûté. C'est horrible, je sais. Mais j'ai été la seule à accepter mon frère. Personne n'aime toucher un... Handicapé. Si il s'était indigné devant lui, je n'aurais jamais pu lui pardonner. Mais j'ai vu son regard et la bontée qui traversait son cœur. Je ne pourrais décidément pas le tuer.

J'aperçois mon frère me regarder, regardant Thomas et je lui souris.

Conrad essai d'ouvrir la bouche mais n'y arrive pas bien. Je le regarde, intriguée, les sourcils froncés. Il veut... Parler ?

Il essai de dire quelque chose... Mon frère essai de dire quelque chose !

Je saute de ma chaise et prend les mains de Conrad :

-  Vas-y ! Dit quelque chose ! Tu y es presque !

Thomas rit de me voir si enthousiaste se qui provoque un rire étrange chez mon frère. Je ris moi aussi en calant une mèche derrière mon oreille. C'est la meilleure journée de toute ma vie.

-  A... Amii, Commence mon frère d'une voix fluète, A-mii gentiille.

Ses mâchoires sont beaucoup trop tordu et de la bave blanche vient perler le coin de sa lèvre mais je m'en fiche ! Mon frère a parler ! Et il a pas seulement dit mon nom... Il a aligné deux mots ! 

Je contourne la table et le prend dans mes bras. C'est ridicule, je sais, mais la joie qui me prend à l'instant est tellement fort que j'en pleure.

Mon frère me rend mon étreinte de ses mains tordues et Thomas nous prend une photo. J'aurais pété un câble dans d'autre circonstances mais j'étais trop... Heureuse.

 

                                                                                    ***

On à passer tout le reste de l'après-midi avec mon frère avant de se remettre en route pour SummerVille. Mon frère avait réussi à passer une étape cruciale dans sa vie et je suis sûr qu'il continuera à être heureux. Il arrêtait pas de dire " Contant " et j'en avait toujours les larmes aux yeux :

Je lui faisait un bisou sur la joue : " Conrad, Contaaant "

Alors je me mettais à pleurer de joie et il avait un air inquiet sur le visage : " Sarah pas contaaant ? ".

J'étais tellement contente que quelqu'un dise mon nom... J'étais tellement contente que mon frère dise mon nom !

Je regardais sans cesse la photo que Thomas nous avait pris en souriant et une fois arrivé chez lui j'alla de suite à la salle de bain prendre une douche. En ressortant je chercha sous le lit le sac avec la robe et les talons que Thomas m'avait acheté la semaine dernière... J'ai l'impression que cela fait une éternité.

J'enfile mes bas et la robe rouge sans manche. Elle est très classe et sexy à la fois et malgré ma maigreur le tissu épouse super bien mon corps et le décolleté fait qu'on se préoccupe d'abord de ma poitrine. Je me maquille légèrement en forçant sur le rouge à lèvre et en mettant juste un trait d'eye-liner sur mes paupière. Puis je met mes talons couleurs chair et place mon arme sur mon porte-jarretelle avant de baisser ma robe en faisant en sorte que l'on ne voit rien.

Puis je sort de la chambre d'un pas assuré. Cependant, lorsque mon regard tombe sur celui de Thomas j'ai un doute :

-  Quoi ? C'est trop ?

- N-Non. T'es... Superbe.

Ses joues rougisses et je ris de le voir ainsi. Je sais qu'il n'aura jamais de sentiments pour moi et c'est mieux comme ça mais sa me rassure de savoir que je peux être toujours attirante.

-  Je .. Je vais prendre un peu de poids, tu verras. Je mangerais. Et... Merci. Merci d'avoir été là pour moi et aussi je m'avoir accompagnée voir mon frère...

-  N'en dit pas plus, Me coupe-t-il un sourire au lèvre, Sa veut dire que tu acceptes ?

Je fronce les sourcils en répriment un sourire :

-  Tu ne pense quand même pas que je me suis habillé comme ça pour toi ? 

Je soulève ma robe se qui me vaut des autres joues rouge de la part de Thomas.

-  Tu vois mon  arme ? Je vais le faire. Je vais faire ton plan. On coincera Joshua et pour cela... Je ferais partie de son gang.

Je passe sous silence le moment où je vais tuer Thomas parce que... Je ne suis pas sur de tenir. J'ai passée plus de temps que je l'imaginais sans pleurer et je ne veux pas craquer maintenant. 

Thomas comprend de suite à quoi je pense et viens me prendre dans ses bras. La tête enfui dans mon coup malgré sa grande taille, je remarque que ses épaules tressaute : Il pleur.

-  Merci... Souffle-t-il.

Non, je n'arriverais pas. 

Je le serre plus fort encore et me met à pleurer. C'est ce jour là que tout s'est arrangé. Je savais que c'était risqué d'accepter... Je pouvais aussi finir en prison. Mais mon frère a dépassé ses craintes et j'y arriverais aussi. 

Je m'appelle Nella McCray, et je dépasserais mes craintes. Même si je dois collaborer avec la pire ordure au monde. Même si je dois tuer un ami.